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Ma belle-mère, Céline, nous a quittés le mercredi 22 avril.

Notre dernier échange remonte au 19 mars, lorsqu’elle m’a téléphoné pour me souhaiter un joyeux anniversaire. Nous avons discuté longuement, comme nous aimions tant le faire. Même si je savais la fin proche, je ne me doutais pas, ce jour-là, que j’entendais sa voix pour la toute dernière fois.

Son départ m’amène à réfléchir au rôle crucial, mais si souvent sous-estimé, des belles-mères. Ces conjointes de nos pères, de nos mères, qui deviennent des femmes de tête et de cœur; celles qui nous inspirent, nous élèvent et nous poussent à foncer. Elles partagent nos douleurs, écoutent nos confidences et sèchent nos larmes. Sans être nos mères biologiques, elles deviennent des piliers essentiels de nos existences. Elles sont celles qui compensent la maladresse de ces pères qui croient qu’une boîte de chocolats après six mois d’absence suffit à faire d’eux de bons parents.

Céline m’a toujours encouragée à persévérer. Elle a lu mes livres, elle en a saisi la portée et la nuance. Je voyais dans l’éclat de son regard qu’elle comprenait ma passion dévorante pour la musique, pour l’écriture, pour l’art — pour la vie, tout simplement. Elle a soutenu mon parcours, malgré ses zones de turbulences. Sa douceur, son intelligence fine et sa patience infinie commandaient mon respect et mon admiration. Je dois maintenant continuer d’avancer, portée par ses mots d’encouragement que je garde précieusement en mémoire.

Et que dire de sa force! Il fallait une résilience immense pour « endurer » mon père, surtout au cours des trois dernières années où sa santé déclinante rendait le quotidien si lourd. Même en pleine forme, André n’était jamais de tout repos, et Céline a su traverser tout cela avec une dignité remarquable.

Merci, Céline, d’avoir été là pour moi quand j’en avais le plus besoin. Merci d’avoir comblé le vide laissé par l’absence de mon père et la disparition de ma mère. Merci d’avoir été cette femme humaine, empathique et profondément inspirante.

Je t’aime, Céline.

Tu vas me manquer. xx

Virginie

virginyc

virginyc

Auteure, journaliste, rédactrice, pianiste, enseignante et compositrice basée à Montréal, Canada.

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