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Il m’arrive plusieurs fois par mois de me demander «Qu’est-ce que je fais à Montréal?!» Vous savez, ces beaux matins au soleil éclatant qui vous réveille avant la sonnerie du réveille-matin… Ces moments de plénitude où j’ouvre grande la fenêtre de ma chambre pour respirer l’air frais de la nature et que la première pensée qui me vient en tête est «Ouache, ça sent le gaz!».

Je ne suis pas malheureuse du tout dans mon petit Hochelaga-Maisonneuve adoré, mais une partie de mon cœur prendrait un peu plus d’air pur, de beauté architecturale et de calme. Je reconnais toutefois que pour une ville nord-américaine, Montréal joui qu’une foule d’avantages: pas besoin de voiture pour se déplacer sur un vaste territoire, la majorité des services nécessaires sont à distance de marche, les boulangeries sont à tomber par terre et surtout, la vie culturelle y est foisonnante. Je ne pensais jamais que la Maison symphonique deviendrait mon deuxième salon! Et pourtant, je compte bien y laisser une paire de pantoufles et un plaid pour m’y sentir plus à l’aise… (mais je crois que ce privilège est déjà réservé à Christophe Huss, zut!)

C’est à Montréal que j’ai fait la majeure partie de mes études en musique, que j’y ai complété un baccalauréat en communication, que j’y ai suivi tous mes cours d’italien, que j’ai bossé dur pour réaliser un échange étudiant en Allemagne (qui est tombé à l’eau!). J’y ai fait mes premières armes en écriture humoristique, sur scène en tant que personne qui raconte des choses drôles et comme journaliste. Cette ville m’a offert beaucoup et je lui en est reconnaissante.

Quand je pense à Montréal, bien sûr, les nids de poule, le prix vertigineux des appartements, les tensions sociales et l’odeur de gaz matinal me viennent en tête. Mais ce qui me fait me sentir encore à ma place dans cette métropole en expansion, c’est la culture. Sans théâtre, sans musique classique, sans événements rock, pop ou électro, sans peinture et sans danse, j’aurais opté pour un endroit qui sent davantage le sapin, où les cardinaux offrent des récitals à ciel ouvert. Quoique ma nature sociale s’ennuierait bien vite dans le bois…!

Montréal, même si tu pues l’essence, je t’aime!

La semaine prochaine, au menu : humour, théâtre et Maison symphonique!

virginyc

virginyc

Auteure, journaliste, rédactrice, pianiste, enseignante et compositrice basée à Montréal, Canada.

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